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Isabelle De Leeneer

Chargée de cours en Mathématiques à l’ERM

Après avoir œuvré en qualité de lieutenant, en Allemagne, à la tête de pelotons véhiculés (unités de transmission radio et liaisons hertziennes), Ir. Isabelle de Leeneer réintègre l’ERM, en qualité d’attachée à la chaire de mathématiques et de répétiteur. Dès l’année académique 1995-1996, elle accède à la fonction de chargée de cours en mathématiques, poste qu’elle occupe toujours actuellement. Ir. De Leeneer ne poursuit pas d’activité de recherche, actuellement. Très sollicitée par son activité de professeur, elle veille, en effet, à conserver un minimum de temps pour ses loisirs. 

"Tu veux être patron ? Alors, fais ingénieur !"

« Je voulais être mon propre patron. J’étais bonne élève en mathématiques. Mon père m’a conseillé de suivre les études d’ingénieur pour pouvoir aller dans le plus grand nombre de directions. Au départ, je voulais être navigatrice ou pilote. Mais, cela était très difficile pour une fille, à l’époque. L’armée me semblait intéressante. J’y suis entrée en me disant « on verra bien ! ». Certes, à l’époque, le climat y était assez macho. Mais, je me disais qu’en travaillant bien, j’arriverais à mes fins. Je n’ai vraiment aucun regret. Ici, à l’ERM, l’étudiant n’est pas abandonné à lui-même, grâce au bon suivi individuel que nous assurons. Moi-même, je suis parmi les jeunes et je me mets à leur écoute. Le fait d’être femme-ingénieur au service de l’ERM ne m’a rien enlevé de ma féminité. Je suis capable d’organiser des matches de football, mais j’aime, en d’autres temps, faire des crêpes et même tricoter. Notre manière de travailler est tout de même assez différente de celle des paras.
Un diplôme d’ingénieur obtenu à l’ERM ouvre de nombreuses portes. Certes, les études ne sont pas à la portée de tous et le système est assez directif. Il présente des avantages et des inconvénients ».


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Géraldine Eggermont

Consultante en ingénierie dans le domaine de l'énergie

En octobre 2007,  cette jeune et dynamique ingénieur a été engagée par un bureau d’études de pollution du sol, où elle a œuvré pendant un an. 
Son travail consistait à réaliser des études de pollution du sol, principalement pour des stations-service : réponse aux demandes de prix, récolte des données administratives, hydro et géologiques concernant le terrain étudié, organisation et suivi des travaux de forage, récolte des échantillons de sol et d’eau, interprétation des résultats d’analyse, dessin de plans et autre rédaction de rapports.

Depuis janvier 2008, Ir. Géraldine Eggermont travaille pour le compte d’une firme de consultance en ingénierie, dans le domaine de l’énergie…

«Je vais passer d’une entreprise à l’autre pour prendre part à des projets s’étalant sur quelques mois », explique-t-elle. « Mon premier projet a lieu dans le département sécurité de Fluxys, qui gère le réseau gazier en Belgique. Je fais partie d’une équipe qui s’occupe de l’inspection des canalisations par « pigging », c'est-à-dire par envoi d’un piston dans la conduite, qui localise et identifie les défauts de celle-ci ».


« Un diplôme qui ouvre de nombreuses portes… »


« J’ai choisi d’être bio-ingénieur car je m’intéresse à l’environnement et au développement durable, notamment. Il s’agit, en outre, d’un diplôme très polyvalent, il ouvre pas mal de portes », confie Ir. Eggermont.
« En ce qui concerne les études d’ingénieur, on peut en tout cas difficilement se contenter de tout mémoriser pendant le blocus. Il faut travailler un minimum, ce qui ne pose pas vraiment de problème, à partir du moment où on est intéressé par ce qu’on fait.
Ces études m’ont apporté une certaine logique, une technique pour analyser un problème donné. Elles ont aussi développé mon sens critique et mon esprit de synthèse ».
 

A propos de la pénurie d’ingénieurs

« Je pense qu’elle est due à l’idée qu’on se fait des études d’ingénieur, qui paraissent trop difficiles et rébarbatives, peut-être du fait de l’importance des maths et des sciences. Ces matières sont, peut-être, mal enseignées. En effet, un bon prof peut vous faire aimer une matière comme un mauvais prof peut vous la faire détester ».
 

Et du manque de femmes ingénieurs

« Cela va changer, à mon avis, en tout cas pour les bio-ingénieurs. Je ne connais pas les statistiques mais, pendant mes études, les proportions de filles et de garçons me semblaient plus ou moins égales ».

 


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Catherine Marneffe

Attachée au Centre de Recherche de la Nature, des Forêts et du Bois de Gembloux

Depuis 2005, Ir. Marneffe est Attachée au Centre de Recherche de la Nature, des Forêts et du Bois de Gembloux, en qualité de responsable de la réalisation d’arrêtés de désignation de sites Natura 2000, en Hainaut et Brabant wallon.  
Ses tâches principales sont la coordination de la cellule de terrain - organisation des travaux d'inventaire, d’encodage, d’analyse et de synthèse -  la sensibilisation et l’information des pouvoirs locaux, administrations locales, propriétaires et gestionnaires ainsi que la participation aux activités de terrain et d'encodage : cartographie de végétation, évaluation de l'état de conservation des habitats, inventaires ornithologiques, digitalisation.

De 2002 à 2005, elle fut Chargée de recherche au Centre de Recherche de la Nature, des Forêts et du Bois, à Harchies, dans le projet Life-Nature « Actions pour l’avifaune des roselières dans la bassin de la Haine » (réalisation d’un bilan hydrologique des marais de la vallée de la Haine, coordination du suivi de l’avifaune, établissement d’une typologie des roselières à partir de caractéristiques biométriques et d’analyses de sédiments, cartographie et inventaire de végétation (typologie Corine, Waleunis et Natura 2000), réalisation des plans de gestion des réserves naturelles et zones humides d’intérêts biologiques concernées par le projet.

Au cours de l’année 2001-2002, elle fut assistante de recherche dans les Unités d’Economie et développement rural et de Statistique et Informatique de la Faculté Universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux : étude de faisabilité pour la mise en place d’un observatoire de la consommation alimentaire.

L’importance de pouvoir faire quelque chose d’utile…

J’ai toujours eu le goût des sciences et de la nature. L’astrophysique m’a toujours beaucoup intéressée, également. Quand j’étais plus jeune, je songeais à une profession qui me permette de participer à la lutte contre la faim dans le monde… Cela paraît utopique ou idéaliste. C’est pourtant essentiel. Il me semblait très important de pouvoir faire quelque chose d’utile, dans un domaine que je juge important, dans le domaine des besoins humains.

J’ai fait le choix d’entreprendre des études d’ingénieur. Car, le travail est très diversifié et l’éventail des carrières est large.

J’apprécie la complémentarité qui existe entre les ingénieurs, d’une manière générale. En effet, nos champs d’investigation sont différents et complémentaires. Moi, par exemple, je suis davantage intéressée par les oiseaux et la botanique. 

Il est important également pour moi de pouvoir compter sur une femme ingénieur,  parmi mes collègues. En effet, je suis sur le point d’accoucher et il est plus facile de parler de ces choses de la vie à une femme. En cela, par exemple, la mixité au sein d’une équipe d’ingénieurs n’est pas négligeable du tout.

 


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